Art élitiste et art populaire

J'ai l'anectode d'un ami, actuellement étudiant aux Beaux Arts, qui avait pour consigne de dessiner les différentes étapes d'un objet se transformant en tombant. Il a choisi de dessiner tout d'abord une Terre qui se transforme progressivemen en sac poubelle. Le prof lui a alors dit texto : "C'est merdique. C'est écolo. C'est facile". C'est sans doute facile, mais pas forcément merdique ; les critiques subjectives doivent être présentées comme tel. L'élève a donc choisi d'entrer dans son jeu et de dessiner un boeuf se tranformant progressivement en piano. Il a reçu les chaleureuses félicitations de son professeur. Sans surprise.

J'ai franchement l'impression que durant depuis la naissance des arts, il s'est progressivement creusé un fossé entre les arts élitistes et populaires. On retrouve surtout ça dans la musique, il me semble : Les teenages qui écoutent Tokio Hotel (c'est encore à la mode ?) trouvent leur père rétro parce qu'il écoute Dizzy Gilepsie (trompettiste jazz), et ce dernier trouve leur musique insipide.

On pourrait pas demander à l'art éliste de mettre davantage la technique au service de l'esthétique (même s'il est rassurant pour ceux qui le comprennent parce qu"il flatte leur égo) et à l'art populaire d'être un peu moins démago. Finalement, ces deux formes d'expression ne sont pas vraiment des arts, puisqu'elles cherchent respectivement la technicité et le succès commercial, mais aucun ne cherche véritablement le beau, l'idéal esthétique qui est la définition même de l'art.

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